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Table des matières
1.-numéro spécial : mouvement des sciences
et esthétique(s)
François AZOUVI, Michel BARIDON, Christine ROLLAND: État
des recherches, p. 7
Théorie, technique et représentations :
Michel BARIDON : Les deux grands tournants du siècle
des Lumières, p. l5
André CHARRAK : La musique entre physique et mathématique,
p. 33
René DÉMORIS : Peinture et science au siècle des Lumières.
L'invention d'un clivage, p. 45
Daniel DUMOUCHEL : Le. sublime et les limites du sensible:
perception scientifique et subjectivité esthétique chez Addison
et Kant, p. 6l
John C. O'NEAL : Esthétique et épistémologie sensualiste,
p. 77
Madeleine PINAULT-SØRENSEN : Pierres écrites et dessinées,
p. 93
Humphrey WINE : Quelques aspects de l'interaction entre
la science, la technique et les beaux-arts, p. l07
Impact social :
David J. DENBY : Sensualisme, esthétique sentimentale
et démocratie, p. l23
Sylvie HUGUES: Esthétique et anatomie: science, religion,
sensation, p. l4l
Marie THÉBAUD-SORGER : Les premiers ballons et la conquête
du ciel.
Les dimensions d'une découverte, p. l59
Créations :
Élizabeth DÉCULTOT
: Winckelmann naturaliste. L 'histoire naturelle et
la naissance de .l'histoire de .l'art, p. l79
François DUCHESNEAU : Diderot et la physiologie de la
sensibilité, p. 195
Étienne JOLLET: Les rapports entre les sciences et les
beaux-arts dans les écrits de C.-H. Watelet : pour une représentation
de l'ordre de la nature, p. 217
Elizabeth LAVEZZI : Peinture et savoirs scientifiques.
Le cas des Observations sur la peinture (1753) de Jacques
Gautier d'Agoty, p. 233
Frédéric OGÉE : Je-sais-quoi : la représentation des
formes du vivant dans l'oeuvre de William Hogarth, p. 249
Paolo QUINTILI : Diderot, l' esthétique et le naturalisme.
L'autre science de l'interprétation de la nature, p. 269
Peter WAGNER : Penser la science en termes de différences
sexuelles : Une expérience sur un oiseau dans une pompe à air
de Joseph Wright of Derby, p. 283
2. Mélanges :
Inédits :
Abbé de SAINT-PIERRE : Observations sur l'éloquence.
Présentées par Lawrence KERSLAKE, p. 305
J.-J. ROUSSEAU: Une lettre (1769). Présentée par Simon
DAVIES, p. 329
Princesse de TARENTE : Deux lettres à la comtesse Golovina.
Présentées par Elena GRETCHANAÏA, p. 331
Jean POTOCKI : Mémoire sur l'ambassade en Chine. Présenté
par Daniel BEAUVOIS, Alexandre STROEV et Dominique TRIAIRE, p. 345
Histoire :
Magali JARDÉ : “ Saint-Charles du triomphe de la parfaite
harmonie ”. Une loge d'adoption oubliée (l777-1804) , p. 377
Véronique OTTO : Grimm correcteur de Catherine II. Sur
un “ fonds Grimm ” inconnu, p. 395
Gilles BERTRAND : Masque et séduction dans la Venise
de Casanova, p. 407
Histoire des idées :
Olivier FERRET : Les paradoxes d'un anti-philosophe.
L'Éloge historique de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par
J.-J. Lefranc de Pompignan, p. 429
Robert GRANDEROUTE : Comment perfectionner l'éducation,
ou les propositions de Dominique-François Rivard, p. 451
Michel FUCHS: L'axe masculin/féminin chez Edmund Burke.
De l'esthétique à la politique, p. 461
Littératures :
Gianni IOTTI : L'ignorance d'Usbek. Considérations sur
les Lettres persanes, p. 479
Sylviane ALBERTAN-COPPOLA : Les voyages portugais dans
l' Histoire générale des voyages de l'abbé Prévost, p. 491
Peter CRYLE : État présent de la critique sadienne, p.
507
Arts :
Martine GROUL T : De la science à l'esthétique : l'architecture
dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert et la Méthodique
de Quatremère de Quincy, p. 525
Notes de lecture
Erratum pour
une note de lecture du n° 30, p. 705
Livres reçus
702 Règles pour la
présentation des articles, p. 706
Summaries of the articles (avec la collaboration d'Ann THOMSON), p. 708
Introduction
ÉTAT DES RECHERCHES
Présentation
La
question de la relation entre mouvement scientifique et esthétique
a souvent été posée. Elle fait partie de ce que l'on pourrait appeler
le contentieux de l'interdisciplinarité et a soulevé des débats
parfois assez vifs surtout parmi les spécialistes de la Renaissance
et de l'âge baroque.
D'un côté, nous trouvons des chercheurs qui affirment
: les arts et la littérature construisent leur propre histoire indépendamment
du mouvement scientifique. C'est le cas de l'historien d'art Ackerman
selon qui “ les artistes du 17e siècle ne doivent rien aux savants
de leur époque et réciproquement ”. Ou de Lanson pour qui le classicisme
français ne doit rien à Descartes. De l'autre, nous constatons que
des critiques et des historiens des sciences ont lié ces dernières
aux arts et à la littérature. Les travaux de Cassirer, de Panofsky,
de Francastel établissent une relation entre l'optique, la géométrie
et la découverte de la perspective linéaire. Duhem, historien des
sciences, a montré comment Léonard de Vinci avait lu non seulement
les savants de son temps mais les pères fondateurs de la physique
du mouvement (Etudes sur Léonard de Vinci). Martin Kemp a
récemment publié The Science of art. Optical Themes in Western
art from Brunelleschi to Seurat (Yale, 1992) dont le titre et
le sous-titre sont suffisamment éloquents. On pourrait citer aussi
les travaux de Michael Baxandall (Painting and Experience in
15th-Century Italy, Oxford 1972, Shadows and Enlightenment,
Yale University Press, 1995), de Hubert Damisch, L'Origine
de la perspective (Paris, 1987) et de Bernard Teyssèdre, John
Gage et Peter Sherman sur la couleur.
Ce débat a rebondi à l'époque contemporaine avec l'entrée
en lice de l'épistémologie qui lie la production littéraire et artistique
à la théorie de la connaissance. Dans Les Mots et les Choses,
Foucault construit son archéologie du savoir en s'appuyant sur
l'art (son étude des Ménines) autant que sur les lettres
et les sciences. Ses thèses ont éveillé bien des curiosités sans
toujours les satisfaire, sans doute en raison du fait qu'à la faveur
de l'obscurité elles esquivent parfois l'épreuve des faits. On connaît
aussi les travaux qui s'appuient sur la psychologie cognitive afin
de montrer les rapports qui existent entre les structures conceptuelles
que nous projetons sur le monde et les représenta- tions que nous
en donnons. De ce point de vue, Piaget et son école ont fait un
travail de défrichement considérable. Des revues contemporaines
se sont engagées dans les diverses voies ainsi ouvertes par l'épistémologie.
On peut citer ici Substance (Michel Pierssens et André Lévy,
University of Wisconsin Press, créée en 1986), Théorie, Littérature,
Enseignement (Noëlle Batt, Université Paris VIII, créée en 1981),
Alliage (Jean-Marc Lévy- Leblond, Université de Nice, créée
en 1989), Interfaces (Michel Baridon, Jean-Michel Rabaté,
Frédéric Ogée, Université de Bourgogne, créée en 1992), Configurations.
A Journal of Literature, science and technology (James Bono,
T. Hugh Crawford, Pamela Findlen, The Johns Hopkins University Press,
créée en 1993), ainsi que des revues qui sont largement ouvertes
aux littéraires tout en étant proches de l 'histoire des sciences
comme Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie (1986),
la Revue de Synthèse (1951) et, bien entendu, Dix-Huitième
Siècle (1969).
Il est à remarquer que l'histoire de l'art, grâce au
Warburg Institute de Londres, s'est éveillée à ce genre de problème
avant la critique littéraire, sans doute à cause du fait que la
perspective linéaire a lancé le débat dès les années 20. On peut
remarquer aussi, comme il a été dit plus haut, que la Renaissance,
le 17e siècle et la période contemporaine ont été pris pour champs
d'étude plus souvent que le 18e siècle. Or, s'il semble évident
qu' au 17e siècle les sciences, les arts et la littérature ont entretenu
des rapports directs par les académies et par une vision du monde
dominée par le baroque (dont Wren disait que l'optique et la géométrie
lui étaient indispensables), il est non moins évident que ces rapports
se sont prolongés au 18e siècle, mais sous d'autres formes. Fontenelle
était secrétaire de l' Académie des sciences, Voltaire étudiait
Newton, Diderot se rendait au cours du chimiste Rouelle, Montesquieu
était membre de la Société royale de Londres, Buffon était à la
fois naturaliste et écrivain, Hume était économiste en même temps
que philosophe et portait lui aussi un soin jaloux à la qualité
de sa langue. Nombreux sont les écrivains qui faisaient de la botanique
(Rousseau, Goethe, Bernardin de Saint-Pierre) ou dont les curiosités
pour le monde scientifique étaient vives. On peut citer ici Beckford,
Diderot, Herder et Vico. Les peintres se sont intéressés au mouvement
scientifique non pas seulement en faisant le portrait de savants
(le Lavoisier de David, l'Erasmus Darwin de Wright
of Derby), non pas seulement en peignant les instruments avec lesquels
ils travaillaient (Wright of Derby et Van Loo représentant une pompe
à vide ou des expériences scientifiques largement connues, Romney
peignant un prisme dans les mains de Newton), mais en se mêlant
aux principaux acteurs de la révolution industrielle (Wright of
Derby et la Lunar Society, l'école de dessin de Lyon et les
besoins de l'industrie textile). L'Encyclopédie se donnait
pour première mission d'intéresser le public aux sciences, aux lettres
et aux arts autant par ses planches que par ses articles. Il y a
donc des échanges multiformes entre le monde des sciences et celui
des arts et de la littérature, et il serait bien surprenant que
ces échanges n'aient eu aucune incidence sur les critères esthétiques
dont il était question dans les salons, dans les académies et dans
les gazettes.
Or nous pouvons constater que le 18e siècle se distingue
nettement des deux siècles précédents en donnant naissance non pas
à une théorie dominante du beau (le “ Beau un ” dont parle Annie
Becq, Genèse de l'Esthétique française moderne, 1994, p.
83), mais à plusieurs. Alors que la Renaissance loue la pureté des
formes géométriques et les proportions (Alberti dans le De re
aedifïcatoria), alors que le 17e siècle fait fructifier cet
héritage (non sans débats dans ses dernières décennies entre Anciens
et Modernes et non sans faire place, au même moment, à la subjectivité
dans le jugement esthétique, notamment par le concept de grâce),
on voit coexister au 18e siècle des courants gothiques, palladiens,
chinoisants, rococo, néo-grecs, sublimes, primitifs, etc. dans les
arts et dans la littérature. Ces courants promeuvent pour la plupart
des climats de sensibilité volontiers exotiques, des formes irrégulières,
parfois asymétriques, et ils se réclament de références géographiques
et historiques très diverses. Ils semblent trouver leur expression
optimale par une logique d'association qui leur permet de correspondre
entre eux et de chercher leur voie sans s'embarrasser de principes
et de règles. C'est un effet direct sur les sens qu'ils recherchent,
et ils l'obtiennent en préférant les contours sinueux, brisés, ajourés,
aux plans rigoureusement articulés, l'arabesque à la ligne droite,
la surprise à la cérémonie, l'instabilité fugace, voire la démesure,
à l'équilibre et à la majesté sereine.
Ce n'est pas là le fait du hasard. L'évolution qui s'est
fait jour dans le mouvement scientifique et dans la théorie de la
connaissance permet de comprendre la mutation des critères esthétiques.
Au 18e siècle comme en d'autres temps, les écrivains
et les artistes retrouvaient d'instinct, par un sens intuitif de
la prégnance des formes nouvelles, une image du monde que les scientifiques
construisaient par d'autres voies. Le thème de notre numéro spécial,
tel qu'il avait été initialement formulé, notamment par Roselyne
Rey, était précisément de savoir comment et pourquoi le mouvement
scientifique d'une part, les arts et les lettres, d'autre part,
révélaient dans leur évolution d'intéressants parallèles.
Bibliographie
Pour situer ces parallèles, nous disposons de ressources
bibliographiques que nous avons tenté de résumer ci-dessous :
A. Histoire des sciences et relation sciences/philosophie
Georges CANGUILHEM: La Connaissance de la vie (Paris,
1952).
Georges CANGUILHEM: La Formation du concept de réflexe
au 17e siècle (Paris, 1955).
Ernst CASSIRER: La Philosophie des Lumières, trad.
Quillet (Paris, Fayard, 1966).
Alistair CROMBIE: Styles of scientific
thinking (Duckworth, 1994), 3 volumes. Le volume III de cette synthèse considérable contient
une bibliographie de près de 600 pages.
E. J. DUKSTERHUIS : The Mechanization
of the World picture (Princeton, 1986).
François DUCHESNEAU: L'Empirisme de Locke (La
Haye, 1973).
François DUCHESNEAU : La Physiologie des Lumières:
Empirisme,
modèles et théories (La Haye, 1982).
Mirko D. GRMEK, P. AUGER, M. CAZIN (sous la direction
de) : Encyclopédie internationale des sciences et techniques
(Paris, 1970).
Mirko D. GRMEK P. AUGER, M. CAZIN (sous la direction
de) : Histoire de la pensée médicale en occident (Paris,
1995-97).
Mirko D. GRMEK et Roselyne REY, “ Physiologie et Médecine
”, Dix-Huitième siècle, n° 23, 1991.
Thomas L. HANKINS : Science and the Enlightenment
(Cambridge, 1985).
François JACOB : La Logique du vivant (Paris,
1970).
I. KNIGHT : The Geometric spirit: the
Abbé de Condillac and the French
Enlightenment ( New Haven, Yale University Press, 1968).
Alexandre KOYRÉ : Études newtoniennes (Paris,
1968).
Nadeije LANEYRIE-DAGEN: L'Invention du corps (Paris,
1997).
Jean PIAGET: L'Epistémologie génétique (paris,
1970).
Jean PIAGET et R. GARCIA: Psychogenèse et histoire
des sciences (Paris, 1983).
Roy PORTER, Medecine and the Enlightenment
(Atlanta, 1995).
Roy PORTER et G. S. ROUSSEAU: The Ferment
of Knowledge (Cam-
bridge, 1980).
Roselyne REY : Les Sciences de la vie dans la pensée
française du 18" siècle, 2e édition (Paris, 1971).
Roselyne REY: Histoire de la douleur (Paris, 1993).
Roselyne REY : “ Diderot et les sciences de la vie dans
l'Encyclopédie ”, Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie,
18-19 (oct. 95), p. 47- 53.
Jacques ROGER: Les Sciences de la vie dans la pensée
française du 18e siècle (2e édition, Paris, 1971).
Michel SERRES (sous la direction de) : Éléments d'histoire
des sciences (Paris, 1989) et plus particulièrement le chapitre:
“ L'affinité ambiguë : le rêve newtonien de la chimie du 18. siècle
” rédigé par Isabelle Stengers.
René TATON (sous la direction de) : La Science moderne
de 1450 à 1800 (Paris, 1958). Rééditions 1969 et 1995;
constitue le volume 2 de l’Histoire générale des sciences en
4 volumes. Contient une bibliographie d'ensemble.
Alfred WOLF: A History of Science, Technology
and Philosophy in the 18th-Century, 2. édition (Londres, 1952).
B. Histoire de l'Esthétique .
Annie BECQ : Genèse de l'esthétique française moderne.
De la raison classique à l'imagination créatrice 1680-1814 (réédition
chez Albin Michel, Bibliothèque de l’évolution de l'humanité, Paris,
1994).
Jacques CHOUILLET : La Formation des Idées esthétiques
de Diderot, 1745-1763 (Paris, 1973).
Jacques CHOUILLET: L'Esthétique des Lumières (Paris,
1974).
Jacques CHOUILLET: Diderot, poète de l'énergie (Paris,
1984).
Michel DELON: L'Idée d'énergie au tournant des Lumières
(paris, 1988).
André FONTAINE : Les Doctrines d'art en France [...]
de Poussin à Diderot (Paris 1909).
Carl HAVELANGE: De l'Œil et du monde: une histoire
du regard au seuil de la modernité (Paris, 1998).
Jacqueline LICHTENSTEIN: La Couleur éloquente (Paris,
1989).
Christian MICHEL (SOUS la direction de) : “ La Naissance
de la théorie de l'art en France (1650-1720) ”, Revue d'Esthétique,
31, 1997.
Christian MICHEL et Chantal GRELL (sous la direction
de) : Primitivisme et mythes des origines dans la France des
Lumières (paris, 1989).
Baldine SAINT-GIRONS : Esthétiques du 18' siècle,
Beaux-Arts, Architecture, Art des Jardins – le modèle français (Paris,
1990).
Baldine SAINT-GIRONS : Fiat Lux – une philosophie
du sublime (Paris, 1993).
Baldine SAINT-GIRONS: Le Paysage et la question du
sublime, en colla- boration avec Chrystèle BURGARD (Paris, 1997).
Baldine SAINT-GIRONS : Introduction à la traduction du
traité de Burke : Recherche philosophique sur l'origine
de nos idées du sublime et du beau, avec une chronologie
des textes esthétiques du 18e siècle (Paris, 1990).
Rémy G. SAISSELIN : Taste in 18th-Century
France (Syracuse University Press, 1965).
C. La Relation Sciences/Esthétique
Michel BARIDON : Le Gothique des Lumières (Paris,
1991) au chapitre “ Imaginaire gothique et théorie de la connaissance
”.
Michel BARIDON: “ Science and literary criticism
1660-1800 ”, The Cambridge History of literary criticism, Vol.
IV , The Eighteenth Century (Cambridge, 1997), chapitre 32.
Michel BARIDON : Robinson Crusoé, Introduction
à l'édition Folio Classique (Gallimard, 1996).
Michel BARIDON : “ Le Jardin de l'homme sensible ” dans
Les Jardins. Paysagistes, Jardiniers, Poètes (Paris, 1998).
Michael BAXANDALL : Patterns of intention
(Yale University Press, 1985).
Michael BAXANDALL : Shadows and Enlightenment
(Yale University Press, 1995).
Y von BELAVAL: “ La Crise de la géométrisation de l'univers
dans la philosophie, des Lumières ”, Revue internationale de
philosophie, 6 (1972).
Alistair CROMBIE : “ Experimental science
and the rational arts in early modern Europe ”, Daedalus (1986).
René DÉMORIS : “ Condillac et la peinture ”, dans Condillac
et les problèmes du langage (Genève, 1982).
René DÉMORIS : “ Le langage du corps et l' expression
des passions de Félibien à Diderot ”, dans J. P. GUILLERM (sous
la direction de) : Mots et Couleurs (Lille, 1986).
René DÉMORIS : Chardin, la chair et l'objet (Paris,
1991).
René DÉMORIS: “ De Venise à Bologne: la peinture aux
prises avec
la nature et le savoir dans les Entretiens V et
VI de Félibien (1679) ”, Bologna, la Cultura ltaliana e le letterature
straniere moderne (Ravenne 1992).
René DÉMORIS : “ Peinture, sens et violence au siècle
des Lumières : Fénelon, du Bos, Rousseau ” dans G. MATHIEU-CASTELLANI
(sous la direction de) : La Pensée de l'image. Signification
et figuration dans le texte et dans la peinture (Paris, 1994).
Martin KEMP: The Science of art. Optical
themes in Western Art from
Brunelleschi to Seurat (Yale
University Press, 1992).
Imre LAKATOS et A. MUSGRAVE : Criticism
and the Growth of knowledge (Cambridge, 1970).
Maurice LOI (sous la direction de) : Mathématiques
et Art (Paris, 1995).
Erwin PANOFSKY: Meaning in the visual
arts (New York, 1955). Plus particulièrement l'étude “ The history
of the theory of human proportions as a reflection of the history
of styles ”.
Erwin PANOFSKY: Galileo as critic of the
arts (La Haye, 1954).
Michel PIERSSENS : Savoirs à 1'œuvre. Essais d'épistémocritique
(Lille,
1990).
Roselyne REY : “ Dynamique des formes et interprétation
de la nature ”, Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie,
11 (Oct. 1991), p. 49- 62.
Rémy G. SAISSELIN : The Enlightenment
against the baroque (Berkeley, 1992).
Barbara STAFFORD : Body criticism. lmagining
the unseen in Enlightenment art and medicine (Cambridge, USA,
1991).
Les articles qui composent ce numéro spécial permettront
de compléter cette bibliographie et d'explorer la problématique
que pose notre numéro spécial. Ils sont divisés en trois groupes.
Le premier est consacré à l'interrelation science/esthétique vue
sous l'angle de la théorisation, des techniques et des représentations.
Le second traite de l'impact de cette interrelation sur les mentalités
et sur la vie sociale. Le troisième la montre à l'œuvre chez des
écrivains, des artistes et des critiques considérés individuellement.
Que tous leurs auteurs soient ici remerciés. Venus d'horizons
scientifiques très divers, et d'horizons géographiques qui ne le
sont pas moins, ils ont rendu à Roselyne Rey un hommage digne de
ses travaux et de son rayonnement. Nous remercions également René
Démoris et Baldine Saint-Girons pour les conseils, les suggestions
et les indications bibliographiques qu'ils nous ont donnés.
FRANÇOIS AZOUVI, MICHEL BARIDON, CHRISTINE ROLLAND
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